Actualités  - de la Société
 - de l'égyptologie

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Actualités de la Société

 

Réunion de la SFE du 30 novembre 2018 avecKeystone 06 color small 2.jpg

Patrice Le Guilloux, qui nous parlera de "Jean-Louis Fougerousse (1879-1953), architecte et portraitiste de la Mission Montet à Tanis. À propos d’archives récemment retrouvées"

 

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Sylvie Guichard qui présentera

le projet de guide "De Numeris"

 

et

Emmanuel Laroze, sur "Le système de construction par assises régulières, analyse et interprétations de l’appareil du temple d'Opet à Karnak"

 

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Notre dernière réunion a eu lieu le 11 juin à l’auditorium de l’INHA. Les membres étaient nombreux à être présents pour écouter les conférences de Jean-Pierre Corteggiani, Nicolas Leroux et Andrea Loprieno-Gnirs. En attendant de recevoir les textes de ces communications dans le prochain BSFE, vous pouvez retrouver en vidéo des passages de ces trois conférences :

Extrait de la conférence de Jean-Pierre Corteggiani Extrait de la conférence de Nicolas Leroux
Quelques mises au point à propos de la Grande Pyramide Recommandations aux prêtres: un état des lieux
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Extrait de la conférence de Andrea Loprieno-Gnirs
Construire une tombe dans la colline thébaine : le projet archéologique Life Histories of Theban Tombs de l'Université de Bâle
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Voici quelques images de notre réunion :

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  Conférence de Jean-Pierre Corteggiani  Conférence de Andrea Loprieno-Gnirs
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Participants à la réunion Conférence de Nicolas Leroux

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Appel à communications / Call for papers
Colloque international/ International symposium

Dans le cadre de l’exposition Servir les dieux d’Égypte. Adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes, qui se tiendra au Musée de Grenoble du 27 octobre 2018 au 27 janvier 2019, le Musée de Grenoble, le Musée du Louvre, Sorbonne Université, et la Société française d’égyptologie s’associent pour organiser le colloque

Clergés et cultes thébains des Libyens aux Saïtes
11-12 janvier 2019, Musée de Grenoble
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As part of the exhibition Serving the Gods of Egypt. Adoratrices, Songstresses, and Priests of Amun at Thebes, to be held at the Musée de Grenoble from October 27, 2018 to January 27, 2019, the Musée de Grenoble, the Musée du Louvre, the Sorbonne Université, and the Société Française d’Egyptologie are jointly organizing the symposium

Theban Clergy and cult from Libyan to Saite Rule
January 11–12, 2019, Musée de Grenoble
 
Afin de poursuivre la réflexion sur la société thébaine des XIe - VIIe siècles avant J.-C. notamment tournée vers le culte d’Amon, nous invitons les chercheurs à présenter des communications portant sur différents aspects des cultes thébains et leurs rapports avec les élites ou le pouvoir royal souvent lointain.
Dans la perspective de mieux appréhender les liens unissant les cultes thébains, les élites et le pouvoir, et les stratégies qui les soustendent pendant cette période de partition politique, les communications pourront porter sur les prêtres et les agents des structures politiques ou administratives, sur les pratiques cultuelles ou funéraires, ainsi que sur les productions artistiques ou l’édition de documents inédits

Les actes de ce colloque seront publiés.

seminaire1 To further explore 11th- to 7th-century BC Theban society, with its particular focus on the Cult of Amun, we are launching a call for papers from researchers on various aspects of Theban forms of worship and their relationship with the elite or the often far-removed royal power.

With a view to enhanced understanding of the ties that unite Theban forms of worship, the elite and those in power, as well as their underlying strategies during this period of political partition, papers may address such themes as the priesthood and officials of political or administrative structures, devotional or funerary practices, artistic production, or the publication of previously unreleased material.

The proceedings of the symposium will be published.
 Sistre d’Hénouttaouy . Bronze incrusté d’or et d’éléctrrum. Paris, Musée du Louvre, E 11201 Cliché 2018 Musée du Louvre – Dist. RMN-Grand palais/Christian Décamps
 
Nous vous invitons à envoyer vos propositions de communication ou toute autre question aux adresses suivantes :
We welcome proposals of papers or any other questions to be submitted to the following addresses:
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Florence GOMBERT-MEURICE, conservateur en chef au Musée du Louvre / Curator, Musée du Louvre Frédéric PAYRAUDEAU, maître de conférences à Sorbonne Université / Lecturer, Sorbonne Université
 
 
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 Actualités de l'égyptologie
 

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 14CONGRÈS INTERNATIONAL DES ÉTUDES NUBIENNES

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Affiche 14eCongresEtudesNubiennes

Le 14e congrès international des études nubiennes, organisé par le musée du Louvre et Sorbonne Université, aura lieu à Paris du 10 au 15 septembre. Frédéric Payraudeau, l’un de ses organisateurs, répond à nos questions.

 

SFE - Quels seront les grands thèmes abordés au cours de ce Congrès ?

Fr. Payraudeau : S'agissant d'un Congrès qui a lieu tous les quatre ans et qui couvre toutes les périodes et les domaines de l'Histoire du Soudan, de l’Antiquité jusqu'à l'époque moderne, les thèmes seront très divers, de la préhistoire à l'époque médiévale en passant par la céramique, l'anthropologie, l'archéologie et l'art de la Nubie indépendante ou sous domination égyptienne.

SFE - Quelle sera la place de l’égyptologie dans le Congrès ?

Fr. Payraudeau : L'égyptologie aura sa place bien évidemment puisque la Nubie est au cœur de l'histoire égyptienne depuis le Moyen Empire jusqu'à la XXVe dynastie. On évoquera donc les Égyptiens en Nubie comme les Nubiens en Égypte.

SFE - Quelles sont les grandes orientations de la recherche sur le Soudan ancien ?

Fr. Payraudeau : Les recherches ont été très actives depuis une dizaine d'années, grâce notamment à un financement exceptionnel du Qatar (QUSAP). Beaucoup de sites, anciennement connus ou plus récemment découverts, ont fait l'objet de travaux de fouilles ou de restauration.

SFE - Comment s’inscrire pour assister aux présentations ? Où se déroule le Congrès ?

 Fr. Payraudeau : Le Congrès, qui devrait accueillir plus de 300 participants, est organisé par le Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre et le Centre de recherches égyptologiques de Sorbonne Université. Les présentations auront lieu à l'INHA et à l'auditorium du Louvre. Les informations sur le programme et les inscriptions sont disponibles sur le site https://www.louvre.fr/EN2018/programme.

Le programme détaillé est téléchargeable ici 

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!--- Actualités égyptologiques Exposition L’Or des pharaons : 2500 ans d’orfèvrerie dans l’Égypte ancienne au Grimaldi Forum de Monaco, du 7 juillet au 9 septembre 2018

IMG1 webChristiane Ziegler, commissaire de l’exposition, répond à nos questions pour nous présenter l’exposition L’Or des pharaons, qui se tient au Grimaldi Forum de Monaco jusqu’au 9 septembre 2018.
SFE - Comment cette exposition renouvelle-t-elle la problématique de l’orfèvrerie d’époque pharaonique ?
Chr. Ziegler - Elle tient compte des recherches récentes menées par différents laboratoires, de thèses comme celle de C. Thiaudière, ainsi que d'un travail effectué avec mes collègues des départements antiques du Louvre et de Saint-Germain-en-Laye en vue de la publication d'un dictionnaire de l'orfèvrerie antique. En ce qui concerne la prospection des déserts et de l'extraction de l'or, elle tient compte de recherches très récentes ; par exemple celles de Klemm, le récent programme de recherche de l'IFAO sur les mines d'or, le tout récent ouvrage de P. Tallet sur les expéditions ...
SFE - Qu’est-ce que l’étude de ces bijoux peut nous apprendre de la société égyptienne ?
Chr. Ziegler - C'est une approche peu conventionnelle pour explorer de nombreux aspects de la société. Les bijoux sont un marqueur social, portés par une élite qu'ils contribuent à distinguer : symbole de richesse, de pouvoir pour le souverain et l'élite, ils manifestent la faveur du souverain envers ses fidèles serviteurs (or de la récompense ...). Du gisement au produit fini, la chaîne de fabrication va du prospecteur d'or au pharaon en passant par les ateliers des palais et des temples. Ils nous informent sur l'administration et l'économie du pays : expéditions menées vers les gisements, administration du Trésor royal et des grands temples. Ils servent de monnaie d'échange (les produits manufacturés sont évalués, comme les produits bruts, selon leur poids ; création de poids spécifiques pour l'or). Ils témoignent du commerce avec les pays voisins (par exemple importation de lapis lazuli d'Afghanistan).
IMG3 webCe sont des témoins des relations internationales (mainmise de l'Égypte sur l'or de Nubie, cadeaux diplomatiques pour les souverains du Proche Orient ...) et des contacts culturels entre l'Égypte et le reste du monde antique : par exemple, apparition de nouvelles techniques et de motifs étrangers (granulation du trésor des princesses de Dahchour qui est une technique importée de Mésopotamie, déjà présente dans les tombes royales d'Ur ; galop volant des fauves et des antilopes sur un collier de la reine Iahhetep qui est un motif importé du monde égéen ...).
L'étude des techniques révèle des procédés et un savoir-faire consommés notamment dans le domaine du raffinage du métal précieux (procédé de la coupellation), des alliages, des soudures, du cloisonné ... le tout réalisé avec un outillage sommaire. En dépit du mépris affiché par certains textes égyptiens, les orfèvres, dont la profession était hiérarchisée, jouissaient d'une certaine aisance.
Le rôle des bijoux ne se réduit pas à orner certaines parties du corps et à les mettre en valeur, ils ont aussi une valeur protectrice de par leur matériau et leur décor. Toute la symbolique liée à l'or et aux matériaux précieux nous immerge dans la pensée religieuse des Anciens Égyptiens, explicitée par les textes funéraires de l'époque tardive. Masque et doigtiers d'or, métal incorruptible et éclatant comme le soleil, confèrent l'éternité à ceux qui en sont parés. Les pierres fines, émanations des dieux accordent leur protection magique au défunt et l'aident à accéder à l'autre monde de même que les motifs des bijoux funéraires comme les scarabée ailés ou l'œil oudjat.
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Enfin le pillage des trésors de tombes, pratiqué dès les époques les plus reculées, marque les temps de crise. Les aveux des pillards, consignés sur une série de papyrus, éclairent d'une lumière très inhabituelle le comportement de certains Égyptiens vis-à-vis des défunts, en particulier de leur souverain. Les bijoux, objets de très grande valeur et faciles à emporter, sont en premier lieu la proie des voleurs, y compris une partie de ceux déposés dans la tombe de Toutankhamon.
SFE - L’affiche de l’exposition montre le masque funéraire en or de Psousennès Ier découvert dans la nécropole royale de Tanis par la mission de Pierre Montet. Comment avez-vous évoqué dans cette exposition la découverte archéologique des pièces d’orfèvrerie ?
Chr. Ziegler - J'ai choisi de faire précéder les trésors de Tanis par une grande salle d'introduction qui associe des extraits de films d'époque, des archives de fouilles, des manuscrits et le fameux télégramme de Montet à sa famille annonçant la découverte de la tombe inviolée de Psousennès. Tous ces documents m'ont été aimablement prêtés par la Mission Française des Fouilles de Tanis. Puis sont exposées les œuvres majeures : masque d'or, sarcophage d'argent et bijoux de Psousennès, bijoux et orfèvrerie d'Aménémopé, Oundebaounded et Chéchanq II.
 
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NB. L’ensemble des illustrations présentées ici nous a aimablement été fourni par les équipes du Grimaldi Forum de Monaco, que nous remercions.

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Dimitri Meeks, invité de la Chaire du Louvre 2018

 

 

Photo Meeks WEB1La Chaire du Louvre accueillera cet automne Dimitri Meeks pour une série de 5 conférences consacrées au thème « Les Égyptiens et leurs mythes ». À cette occasion, la SFE a posé quelques questions à D. Meeks, qui a très gentiment accepté de nous répondre.

SFE : Vous analyserez au cours des cinq conférences de ce cycle la façon dont les Égyptiens anciens appréhendaient leur univers et leur histoire. Comment l’égyptologue contemporain arrive-t-il à appréhender, reconstituer et comprendre les mythes et explications du monde élaborés au cours de l’histoire égyptienne ? 

  1. D. Meeks : Contrairement à ce que l’on peut penser, il y arrive avec difficulté. Nous n’avons pas d’interlocuteurs auprès desquels vérifier la validité de nos hypothèses. Nous sommes entièrement tributaires d’une documentation écrite, archéologique qui n’a d’autre langage que celui que nous lui prêtons. Il faut être très vigilant et ne pas surinterpréter ce que nous analysons en fonction de notre propre culture. La notion de mythe n’était pas connue des Égyptiens. Par référence à ce que J.-Ph. Lauer a fait dans le complexe funéraire de Djéser, on peut reconstituer des mythes en procédant à des anastyloses textuelles. Il s’agit de récolter, à travers la documentation écrite, des allusions plus ou moins directes à un ensemble mythique, des briques appelées « mythèmes » que l’on peut assembler entre elles pour aboutir à une restitution plus ou moins élaborée d’un exposé mythique. Un tel exposé peut éventuellement s’associer à d’autres pour présenter un ensemble plus vaste. Mais c’est un travail qui reste largement à faire, même si la méthode est connue depuis longtemps.

SFE : Quel est l’impact du mythe dans la réalité quotidienne de l’Égyptien ancien ? Autrement dit, et pour paraphraser Paul Veyne, les Égyptiens ont-ils cru à leurs mythes ? 

  1. D. Meeks : Toutes les cultures ont cru, croient encore en quelque chose. Mais une culture donnée se compose d’individus, de groupes d’individus qui peuvent avoir des approches très différentes vis à vis des croyances. Les structures théologiques, véhicules du mythe, jouaient sans doute un rôle important dans le quotidien des prêtres érudits, mais infiniment moins dans celui d’une population paysanne qui ne savait ni lire ni écrire. Il y avait certainement dans l’ensemble des croyances un minimum commun à toutes les couches de la population qui fondait une certaine cohésion sociale. En témoignent les grandes fêtes populaires qui réunissaient dans une même adhésion le clergé et l’ensemble de la population. Les vestiges qui ont survécu, temples, tombes, livres funéraires, compositions rituelles, théologiques, etc., montrent toute l’importance que la religion et les croyances qui s’y rattachaient revêtaient aux yeux des Égyptiens : ils ont véritablement cru en leurs dieux. Cela ne veut pas dire qu’un certain scepticisme à l’égard du pouvoir divin n’a pas existé. En témoigne tel ou tel énoncé de la confession négative du Chapitre 125 du Livre des Morts, qui fait dire au défunt « je ne me suis pas amusé de la divinité … je n’ai pas détesté la divinité ».

SFE : Vous soulignez dans la dernière conférence le fait que la civilisation pharaonique est en tout point différente de la nôtre et que notre compréhension de cette civilisation est biaisée par notre arrière-plan culturel occidental. À quels écueils cette différence et ces biais amènent-ils ? 

  1. D. Meeks : L’égyptologie, née du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion en 1822, est l’héritière du Siècle des Lumières. Elle plonge ses lointaines racines dans une conception occidentale du monde. Aujourd’hui, cela se traduit dans l’idée que les outils conceptuels occidentaux d’analyse des phénomènes humains sont des universaux et qu’ils peuvent servir, sans grande modification, à l’étude d’une culture disparue comme celle de l’Égypte ancienne. Trop souvent, ils servent une posture scientiste exagérément confiante et desservent la réalité de ce que fut la culture égyptienne. Ils occidentalisent en quelque sorte cette culture sous prétexte de modernité. Il est très difficile d’échapper à cet écueil. La voie la plus simple qui s’offre à l’égyptologue – peut-être la plus sûre – est de s’appuyer sur ce que sa discipline a accumulé de savoir, depuis bientôt deux siècles, pour construire une culture professionnelle suffisamment vaste afin que son regard soit un peu plus égyptien et un peu moins celui de sa culture d’origine. Mais sans excès d’optimisme : quelle que soit notre culture, nous ne serons jamais des Égyptiens de l’Antiquité.

Renseignements pratiques :

Les conférences de la Chaire du Louvre auront lieu dans l’Auditorium du musée du Louvre les 27 septembre, 1er, 4, 8 et 11 octobre 2018 à 19h00.

Elles auront pour titre :

27 septembre : « Les Égyptiens face au discours du monde »

1er octobre : « Une anastylose des mythes »

4 octobre : « Une histoire mythifiée »

8 octobre : « Une si mythique écriture »

11 octobre : « Les égyptologues face à l’autre »

Ce cycle de conférences sera accompagné de la publication de l’ouvrage de D. Meeks, Les Égyptiens et leurs mythes, Paris, 2018, aux éditions Hazan (prix de vente 25 €).

Tous les renseignements sur ce cycle de conférences sont disponibles sur le Internet du musée du Louvre : https://www.louvre.fr/conferences-et-colloques et dans la brochure pdf téléchargeable sur cette page et sur le site Internet du musée du Louvre.

La photographie reproduite ici a été empruntée à la brochure pdf de la Chaire du Louvre.


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 Photo Meeks

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La brochure pdf concernant la chaire du Louvre peut être téléchargée sur notre site.

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L’École pratique des Hautes Étude accueille, à la Maison des Sciences de l’Homme (54 Boulevard Raspail à Paris), le Professeur Paolo Gallo de l’université de Turin pour une série de conférences portant sur l’archéologie et les monuments d’Alexandrie. Voici le programme de ces 4 interventions:

 
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La prochaine académie hiératique aura lieu à l’Ifao à l’automne prochain.  Vous trouverez les modalités d’inscription sur les documents ci-dessous. 

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À l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle présentation des salles égyptiennes au musée de Tessé au Mans, la SFE a interrogé deux égyptologues qui ont travaillé sur les collections, Hélène Bouillon, conservateur du Patrimoine, et Marc Étienne, conservateur en chef au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

SFE : Comment s’est mis en place ce projet de réorganisation des salles égyptiennes du musée de Tessé ? Quelles ont été les collaborations ?

Hélène Bouillon : « Quand j’ai été envoyée par le service des musées de France (SMF) pour aider à la refonte des salles égyptiennes du musée de Tessé, le projet était déjà engagé depuis plusieurs années. Geneviève Pierrat-Bonnefois, alors conservatrice en chef au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, et François Arné, le directeur des musées du Mans, réfléchissaient à un nouveau dépôt du Louvre et à un nouveau parcours qui se recentrerait sur les coutumes funéraires et mettrait en valeur les reconstitutions photographiques des tombes de Sennefer et Néfertari. Nicolas de Larquier et Fanny Hamonic ont également participé à la refonte durant leurs formations à l’Institut national du patrimoine. Nicolas a travaillé au choix des pièces et à leur emplacement dans le parcours, Fanny a notamment créé le synopsis de la borne ludique autour de la tombe de Néfertari. J’ai aidé à la finalisation du projet, écrit la version définitive des textes des salles, ainsi que ceux de l’audioguide et donné un coup de main au moment du chantier, d’abord pour la mise en réserve avant travaux puis au moment de l’arrivée du nouveau dépôt. »

SFE : Combien de pièces nouvelles sont présentées et lesquelles sont particulièrement intéressantes ?

Hélène Bouillon : « Le musée de Tessé a gardé une vingtaine de pièces de l’ancien dépôt, dont un très beau chaouabti en costume des vivants. Parmi la trentaine d’objets du nouveau dépôt, figure un coffret à chaouabtis peint, également d’époque ramesside. Les pièces déposées vont du pion de sénet au pyramidion de calcaire sculpté, mais ce ne sont pas forcément les pièces les plus petites qui sont les moins rares dans les réserves des musées. Une attention particulière a été portée à la remise en situation. La vitrine de la chapelle, par exemple, est très réussie : stèle, statue, cônes funéraires et pyramidion y sont placés de telle sorte que le visiteur puisse se les imaginer en place. De plus, Jean-Claude Golvin a autorisé le musée à imprimer en très grand format ses magnifiques aquarelles, ce qui facilite la contextualisation. Je suis particulièrement sensible à la vitrine qui montre les vases, parures, vêtements, bâton de marche et sandales, qui constituent une sorte de trousseau du noble égyptien. Tous les objets de cette vitrine sont représentés à l’identique dans la tombe de Sennefer. Certains sont canoniques et même en quelque sorte anachroniques comme le plateau d’albâtre-calcite que l’on ne trouve plus dans les tombes de l’époque ; certains suivent scrupuleusement la mode comme les coupes cylindriques à pied. La momie d’époque gréco-romaine, déjà présentée auparavant, a fait l’objet d’une étude complète (scanner) par le Dr Samuel Mérigeaud, montrant qu’il s’agissait d’un homme et non d’une jeune fille ! Mais bien sûr, l’une des plus belles pièces de l’actuelle présentation est le Livre des Morts choisi par Marc Etienne pour le nouveau dépôt. »

SFE : Pouvez-vous nous parler du renouvellement du dépôt du Louvre et des deux papyrus funéraires déposés au musée de Tessé ?

Marc Étienne : « À l’occasion du renouvellement du dépôt effectué par département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, de nouvelles œuvres ont été installées afin de compléter les collections. Ce musée abritant les reproductions photographiques des tombes de Sennéfer et de Néfertari, le choix des nouveaux objets s’est porté sur des éléments représentés dans ces tombes ou sur ceux qui comportaient des thèmes décoratifs ou iconographiques similaires. Dans cette logique, deux papyrus ont été déposés au Mans qui seront présentées en alternance pour satisfaire au mieux aux exigences de durée d’exposition des documents graphiques. Par ailleurs un nouveau mode de présentation a été élaboré afin de restituer la vision continue d’un rouleau à partir des feuillets conservés. Il s’agit des Livres des Morts au nom de Nesmin et de Tchahapyimou deux membres du personnel du temple d’Amon à Karnak d’une longueur de 5,25 m pour le premier et 8,5 m pour le second. Ils sont tous deux polychromes et comportent par endroits les traces des esquisses préparatoires à la mise en place des personnages notamment dans la scène de la pesée du cœur. Leur style et leur mise en page sont de bons exemples de la qualité des papyrus funéraires produits aux 4e et 3e s. avant notre ère. Le visiteur y reconnaitra des séquences et des vignettes qui se retrouvent sur les parois des tombes présentées au Mans mais également sur les cercueils et cartonnages remarquables que possède le musée de Tessé, lui permettant d’en saisir la signification dans ces contextes. »

Lien : http://www.lemans.fr/dynamique/des-idees-de-visite/les-musees/le-musee-de-tesse/la-galerie-egyptienne/

 
 
 
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