Actualités  de la Société

 Réunion de la SFE du 30 novembre 2018 

Colloque : clergés et cultes thébains des Libyens aux Saïtes, 11-12 janvier 2019, musée de Grenoble 

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 Actualités

de l'égyptologie

 Le musée de Grenoble organise, en collaboration avec le musée du Louvre, du 25 octobre 2018 au 27 janvier 2019, une exposition-événement intitulée Servir les dieux d’Égypte : Divines adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes.

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Actualités de la Société

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Réunion de la SFE du 30 novembre 2018 avecKeystone 06 color small 2.jpg

Patrice Le Guilloux, qui nous parlera de "Jean-Louis Fougerousse (1879-1953), architecte et portraitiste de la Mission Montet à Tanis. À propos d’archives récemment retrouvées"

 

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Sylvie Guichard, qui fera une " mise au point sur l'histoire complexe des inventaires du Louvre"   ("De Numeris")

 

 

 

et

Emmanuel Laroze, sur "Le système de construction par assises régulières, analyse et interprétations de l’appareil du temple d'Opet à Karnak"

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Appel à communications / Call for papers
Colloque international/ International symposium

Dans le cadre de l’exposition Servir les dieux d’Égypte. Adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes, qui se tiendra au Musée de Grenoble du 27 octobre 2018 au 27 janvier 2019, le Musée de Grenoble, le Musée du Louvre, Sorbonne Université, et la Société française d’égyptologie s’associent pour organiser le colloque

Clergés et cultes thébains des Libyens aux Saïtes
11-12 janvier 2019, Musée de Grenoble
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As part of the exhibition Serving the Gods of Egypt. Adoratrices, Songstresses, and Priests of Amun at Thebes, to be held at the Musée de Grenoble from October 27, 2018 to January 27, 2019, the Musée de Grenoble, the Musée du Louvre, the Sorbonne Université, and the Société Française d’Egyptologie are jointly organizing the symposium

Theban Clergy and cult from Libyan to Saite Rule
January 11–12, 2019, Musée de Grenoble
 
Afin de poursuivre la réflexion sur la société thébaine des XIe - VIIe siècles avant J.-C. notamment tournée vers le culte d’Amon, nous invitons les chercheurs à présenter des communications portant sur différents aspects des cultes thébains et leurs rapports avec les élites ou le pouvoir royal souvent lointain.
Dans la perspective de mieux appréhender les liens unissant les cultes thébains, les élites et le pouvoir, et les stratégies qui les soustendent pendant cette période de partition politique, les communications pourront porter sur les prêtres et les agents des structures politiques ou administratives, sur les pratiques cultuelles ou funéraires, ainsi que sur les productions artistiques ou l’édition de documents inédits

Les actes de ce colloque seront publiés.

seminaire1 To further explore 11th- to 7th-century BC Theban society, with its particular focus on the Cult of Amun, we are launching a call for papers from researchers on various aspects of Theban forms of worship and their relationship with the elite or the often far-removed royal power.

With a view to enhanced understanding of the ties that unite Theban forms of worship, the elite and those in power, as well as their underlying strategies during this period of political partition, papers may address such themes as the priesthood and officials of political or administrative structures, devotional or funerary practices, artistic production, or the publication of previously unreleased material.

The proceedings of the symposium will be published.
 Sistre d’Hénouttaouy . Bronze incrusté d’or et d’éléctrrum. Paris, Musée du Louvre, E 11201 Cliché 2018 Musée du Louvre – Dist. RMN-Grand palais/Christian Décamps
 
Nous vous invitons à envoyer vos propositions de communication ou toute autre question aux adresses suivantes :
We welcome proposals of papers or any other questions to be submitted to the following addresses:
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Florence GOMBERT-MEURICE, conservateur en chef au Musée du Louvre / Curator, Musée du Louvre Frédéric PAYRAUDEAU, maître de conférences à Sorbonne Université / Lecturer, Sorbonne Université
 
 
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 Actualités de l'égyptologie
 
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 Le musée de Grenoble organise, en collaboration avec le musée du Louvre, du 25 octobre 2018 au 27 janvier 2019, une exposition-événement intitulée Servir les dieux d’Égypte : Divines adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes.

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 Un colloque en lien avec cette exposition sera organisé en janvier 2019 en partenariat avec la Société française d’égyptologie. À cette occasion, une réunion exceptionnelle aura lieu à Grenoble et une visite de l’exposition sera organisée pour nos membres.

Florence Gombert-Meurice et Frédéric Payraudeau qui en ont assuré le commissariat scientifique, répondent à nos questions.

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SFE : Les expositions sur l’Égypte du Ier millénaire avant notre ère sont rares ! Pourquoi avoir choisi cette période ?

Frédéric Payraudeau et Florence Gombert-Meurice : À la demande du Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble qui souhaite remettre à l’honneur les collections égyptiennes du musée, une carte blanche a été accordée au Louvre. Le sujet de l’exposition s’est défini en partant des cercueils des chanteuses d’Amon et prêtres thébains de la XXIe dynastie du musée de Grenoble. C’était aussi l’occasion de remettre en valeur et d’étudier les collections du Louvre concernant cette période et de présenter au public des thèmes rares et des objets qui n’ont jamais été exposés auparavant.

SFE : On connaît bien la Thèbes du Nouvel Empire, mais pouvez-vous nous en dire plus sur la place de cette ville dans la Troisième Période intermédiaire, au début du Ier millénaire avant notre ère ?

Frédéric Payraudeau : Le grand public connaît en effet bien les monuments thébains du Nouvel Empire, comme les temples de Karnak et Louqsor, la vallée des rois ou le temple de Deir el-Bahari. Cela correspond à l’époque où Thèbes était une capitale cérémonielle de l’empire égyptien. On ignore en revanche souvent qu’après le déplacement de la résidence royale dans le nord du pays, à Tanis, la ville de Thèbes est restée très importante du point de vue de l’idéologie royale, en étant le sanctuaire d’Amon-Rê roi des dieux. Les grands monuments de la période précédente constituent une sorte de décor surdimensionné aux activités des grands prêtres de la Troisième Période intermédiaire. On construit moins et souvent plus petit, étant données les conditions économiques : chapelles osiriennes, kiosques … La ville redevient même une résidence royale dans la deuxième moitié de la XXIIe dynastie.

SFE : Quels types d’objets avez-vous souhaité mettre en valeur ?

Florence Gombert-Meurice : Le propos de l’exposition s’est bâti à partir des collections grenobloises, mais l’enjeu était aussi d’explorer davantage les collections du Louvre en vue de leur prochaine mise en valeur dans les salles Charles X. Le premier réflexe a donc été de se tourner vers les réserves mais aussi d’approfondir la connaissance des objets thébains les plus connus de la période comme, par exemple, le sistre d’Henouttaouy, l’étui de Chépénoupet II  ou la statue d’Isis provenant de Médinet Habou dédiée par la même adoratrice. Ce sont donc tout à la fois des objets en apparence modestes mais historiquement importants et des œuvres imposantes, voire des chefs d’œuvres, qui sont exposés. Tisser les liens entre les objets d’une même époque et d’un même lieu permet ainsi de mettre en évidence certaines spécificités de l’art et de la pensée d’une époque. Loin des grands colosses de pierre d’autres temps plus glorieux, ce sont les particularités artistiques d’une époque qui se découvrent avec les papyrus, les cercueils et stèles polychromes ou les bronzes. L’exposition, en tant que démonstration visuelle, voudrait permettre de manière presque intuitive de saisir l’esprit d’une époque.

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SFE : Pourquoi avoir choisi de centrer l’exposition sur le monde du temple ?

Florence Gombert-Meurice : Le propos construit à partir de cercueils thébains de la XXIe dynastie pouvait s’orienter de multiples manières ; l’idée a été de redonner le contexte historique et social de ces cercueils d’hommes et de femmes ayant vécu il y a trois mille ans et d’inviter les visiteurs à pousser les portes du temple. Il s’agit donc de pénétrer un peu dans le fonctionnement de la société thébaine qui joue alors un rôle pivot dans l’histoire de la période. Il était en outre important de conduire les visiteurs au travers d’une époque méconnue sans les perdre : le choix d’une période et d’un lieu précis bien identifié s’imposait donc. 

SFE : Le rôle des femmes dans la société égyptienne semble avoir une grande importance dans la thématique de l’exposition. En quoi cette période est-elle spécifique sur ce plan ?

Florence Gombert-Meurice : Ce sont en effet d’abord les questions relatives aux chanteuses d’Amon, celles qui étaient dans la « Résidence » du dieu et celles qui n’y étaient pas qui ont conduit à élargir le sujet de l’exposition sur le fonctionnement de la société thébaine tant leur multiplication est symptomatique des grands changements religieux et sociétaux du temps. À cette époque, l’importance prise par le clergé féminin autour de la divine adoratrice du dieu Amon est inédite et relève du phénomène plus large de spécialisation des prêtrises ainsi que du rôle accru des prêtres dans leur fonction d’intermédiaires directs avec les divinités. L’importance politique et, pour ainsi dire, diplomatique des adoratrices du dieu est assez étudiée, mais l’exposition met donc aussi l’accent sur les autres prêtresses, suivantes et chanteuses d’Amon qui démontrent aussi le nouveau fonctionnement du temple à cette époque de grande mutation sociale et religieuse.

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SFE : Quel lien cette exposition entretient-elle avec les recherches actuelles en égyptologie ?

Frédéric Payraudeau : Nous avons souhaité que cette exposition soit en lien étroit avec les avancées de la recherche sur la période, notamment en faisant intervenir dans le catalogue les spécialistes des sujets. Dans le parcours de l’exposition, plusieurs aspects de la recherche ont été mis en exergue. Les recherches sur les groupes sociaux sont présentées dans des vitrines par le rassemblement inédit d’objets appartenant à des membres d’une même famille (celles du vizir Pamy et du prêtre et secrétaire du roi Hor). Les recherches sur les adoratrices d’Amon et le culte osirien menées à Karnak par l’équipe dirigée par Laurent Coulon et Cyril Giorgi à laquelle appartiennent les commissaires sont présentées via la reconstitution photographique grandeur nature d’une des chapelles d’Osiris.

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http://www.museedegrenoble.fr/

 
 
 

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