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Tout au long des douze années qui viennent de s’écouler, j’ai eu le plaisir d’accompagner les transformations de notre société à plusieurs égards, avec notamment la création et le développement progressif de son site internet, dont je parlais à l’instant. Celui-ci est devenu, grâce au dévouement constant de Jean-Pierre Soléry, un élément central de notre communication, le lien majeur qui nous unit tous, même en des périodes difficiles. Véritable vitrine de la SFE, il permet à chacun d’obtenir des données originales sur les sites égyptiens — notamment grâce au portefeuille exceptionnel des photos que François Gourdon y met généreusement à la disposition de tous —  et offre la possibilité d’accéder en ligne à toutes nos publications, BSFE et RdE. Une information sur les grands événements — colloques, conférences, expositions — qui rythment les avancées de notre matière s’y trouve aussi de façon plus générale, de même que sur la page Facebook qui l’accompagne. Nous avons grâce à lui rejoint l’évolution d’un monde contemporain que nous ne pouvions plus ignorer.

Cette période a également été celle d’une réelle modernisation de nos publications, sans toutefois en trahir l’esprit. Les contrats qui nous unissaient à la maison d’éditions Peeters, dont le poids  — plus de 30 000 euros annuels — se faisait lourdement sentir sur les finances de l’association, ont été renégociés à notre avantage. Notre éditeur prend maintenant totalement en charge l’impression et la diffusion de la Revue d’égyptologie, ainsi que sa distribution à l’ensemble de nos adhérents, en contrepartie de l’exclusivité de sa vente aux organismes institutionnels. À cette occasion, la maquette de cette publication a également été revue, la couleur y a été systématiquement intégrée et la couverture repensée selon des critères plus actuels. Nous avons toutefois gardé une complète indépendance sur le contenu de la publication, dont le secrétariat de rédaction, assuré par Laetitia Gallet, est resté entièrement de notre responsabilité. Notre Bulletin, confié aux éditions Khéops, a fait parallèlement l’objet d’un profond remaniement, pour devenir une revue plus attractive, plus fournie, reflétant mieux l’activité intellectuelle de notre société et répondant mieux aux attentes d’une grande partie de nos adhérents. Sa réalisation a cependant parfois été source de tensions ces dernières années, et je suis maintenant convaincu que la SFE aurait intérêt à reprendre entièrement en main cette publication, car elle en a les moyens techniques, aussi bien pour des questions financières que pour la préservation de son indépendance intellectuelle. Cette décision incombera naturellement à mon successeur.

Car, si notre société a pu à temps prendre le virage d’une certaine modernisation, qui était le gage de sa survie, il ne faut pas se cacher que son existence reste malgré tout précaire, comme notre trésorier, Gérard Bizien — que je remercie pour son aide indéfectible depuis maintenant douze ans —  a eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises lors de la présentation de nos bilans financiers successifs. Nous avons réussi à maintenir, en dépit d’une conjoncture difficile, les comptes de la SFE dans un relatif équilibre, mais nous n’avons pas pour autant accru ses recettes. Le nombre des membres qui nous sont restés fidèles au cours de cette période n’a que très peu diminué — contrairement à ce qui se produit actuellement dans de nombreuses associations savantes comparables à la nôtre —  mais le recrutement de nouveaux adhérents, notamment parmi les étudiants et les jeunes chercheurs, reste un défi majeur, qui engage à bien des égards l’avenir de notre association. De nouveaux moyens de communication devront sans doute être imaginés, et mis en œuvre dans cette perspective, au cours des années à venir.

Je souhaite pour terminer remercier chaleureusement tous les membres du bureau qui ont assuré avec moi la responsabilité de la SFE au cours de ce dernier mandat, et tout particulièrement Nathalie Favry et Laetitia Gallet, qui ont assuré la charge lourde, souvent ingrate, d’assurer le quotidien de notre société, et de gérer les inévitables petites tensions et contrariétés qui peuvent également en découler. À tous merci, et puisse encore longtemps demeurer l’esprit positif de la passion pour l’Égypte qui nous réunit au sein de notre association.

Bien fidèlement à vous tous,

Pierre Tallet

 

 

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